GRECE
ALYNDIZIZ :
Lutte antique de tradition grecque mêlant le combat debout et
le combat au sol. Cette lutte comprend les projections, les
étranglements et les clefs les plus variées.
HOPLOMACHIA : Art martial grec spécialisé dans le
maniement des armes et la stratégie militaire.
HOPLOMACHIE : Voir Hoplomachia.
KULINZIZ : Proche de l'Alyndiziz la
Kulinziz s'en différencie par l'absence de combat debout.
Cette lutte originaire de la Grèce antique commence et
s'achève au sol. Toutes les techniques de clefs et
d'étranglement sont permises.
ORTHOPALE : De "Ortho" qui veut dire
"debout" et "Pale" qui veut dire "lutte", l'Orthopale
était une lutte proche de la lutte libre moderne. La règle
consistait à faire tomber son adversaire par trois fois sur
le dos.
PALE : Terme grec signifiant "lutte". Ce nom était
employé généralement pour désigner la lutte classique olympique. De
l'avis de certains spécialistes les règles étaient proches de
celles de la Lutte dite "Greco-Romaine" tandis que pour d'autres elles
étaient semblables aux règles de la lutte libre moderne.
PAMMACHON : Terme
générique grec utilisé jadis pour désigner les arts
martiaux. En 2002 Maître Kostas Dervenis créé une école
moderne de Pammachon inspirée de divers courrants martiaux
d'Extrême-Orient et d'Occident. L'étude du Pammachon
contemporain comporte du combat à main nue ainsi que
l'utilisation d'armes blanches.
PANCRACE :
Voir Pankration.
PANGRATION ATHLIMA :
C'est vers le milieux des années 90 que Panayotis
Koutroubas et Lazaros Savvidis réunissent plusieurs
pratiquants d'arts martiaux dans le but de créer un
nouveau style de Pankration moderne
capable d'être réintroduit
comme discipline olympique.
Fortement inspiré des
arts martiaux japonais et du Karate en
particulier, les grades de Pangration Athlima
comportent des ceintures de couleurs et des Dans.
Les arbitres sont vêtus
d'un ensemble rouge, quant aux
pratiquants, leur tenue se compose
d'une tunique blanche et d'un pantalon bleu. Les
combats ont lieu dans un cercle.
Il existe deux
fédérations concurentes de Pangration Athlima : la World
Pangration Athlima Federation dirigée par Maître Lazaros
Savvidis (WPAF) et l'International Federation of
Pankration Athlima présidée par Maître Panayotis
Koutroubas (IFPA).
PANKRATION :
Style guerrier élaboré par les anciens Grecs mêlant la lutte
et le Pugilat (Pygmachia).
Ce système de combat redoutable comprenant une pratique
martiale et sportive contribuera à faire des soldats grecs les
maîtres du monde. Le Pankration,
ou Pancrace en
français, dans sa version
sportive fit son entrée aux Jeux Olympiques en 648 avant
Jésus-Christ. Cette discipline se serait
étendue dans tout le bassin méditérranéen et aurait perdurée
bien des années après la fin des jeux Olympique dans de
nombreux pays d'Afrique, d'Orient et d'Occident.
En
Grèce, en Turquie, en Syrie, en Italie, en France, en Espagne,
au Portugal, en Egypte et en Tunisie, de nombreux
documents attestent que différentes formes locales anciennes
de combat libre puisant leur origine dans le Pankration
antique on survécu jusqu'à nôtre époque. Parmi les plus
connues en Europe on trouve la "Luta
Lusitana" (Portugal)
et la "Brancaille" (France).
C'est
avec la fondation des villes Siciliennes de Taormina, Syracuse
et Messine par les Grecs que le Pankration va commencer à
s'étendre en Italie. Puis la création des villes françaises de
Marseille et de Nice par ces colonnies grecque, ainsi que
leurs nombreux comptoirs installés en Espagne contribuera à
répandre les arts de combat et les sports grecs en Gaule
(France), en Ibérie (Espagne), en et en Lusitanie (Portugal),
pour atteindre quelques siècles plus tard les pays du nord de
l'Europe soumis par l'Empire Romain.
En
Extrême-Orient les conquêtes d'Alexandre le Grand
contribueront à étendre les traditions martiales grecques,
c'est ainsi que certains historiens et Maîtres
d'arts martiaux réputés tels : Sylvain Salvini, Stefano Surace, Masutatsu
Oyama, Régis Renault, Henry Plée...
ont écrit que le Pankration a joué un rôle non négligeable
sur l'évolution des arts martiaux d'Europe et d'Asie avec
l'expansion de l'Empire Grecs, tandis que d'autres réfutent
cette thèse.

Par
l'étude de l'histoire de la Grèce, de l'Inde et de la
Chine, quelques
spécialistes des arts martiaux chinois semblent
également partager l'avis selon lequel le Pankration
aurait influencé les arts martiaux d'Asie.
La culture d'Asie centrale
connaît son âge d'or durant la dynastie des Hans en Chine (206
av. J.-C. - 220 ap. J.-C.), et c'est précisément à cette
époque-là que l'on vit s'établir les premiers contacts de la
culture de l'Ouest avec la Chine.
La situation en Asie centrale,
que les Grecs appelaient Bactrie, subit de nombreuses
influences et un mélange très fin de culture grecque et
indienne apparut vers l'an 200 av. J.-C. avec les rois grecs,
qui subsistèrent après l'arrivée d'Alexandre le Grand (356-323
av J.-C.) en Inde du nord.
Les premiers contacts
sino-grecs se firent par le roi grec Hermeos (Yun Mofu) de
Kaboul (Ki-pin) qui s'allia à l'empire Han contre une tribu
scythe appelée les Yueshi ou Toxares, vers l'an
10 avant notre ère.
Il y avait aussi les terribles
Parthes, appelés Anxiren par les Chinois, ou encore les
Perses (Posiren) qui apportèrent leur contribution à
l'évolution ultérieure des arts chinois par le biais du
bouddhisme et de la route de la soie.
Les Grecs, d'abord appelés
Yunxiuren, puis Daqingren, jouèrent un rôle que
l'histoire a négligé dans le développement des arts et des
sciences en Asie centrale.
Le bouddhisme fut adopté en
Inde du nord et soutenu par beaucoup de rois grecs de Bactrie
(comme le célèbre Ménandre ou Milinda), et c'est au travers de
cette religion que l'on retrouve le plus grand nombre de
traces de l'art et de la culture grecque en Asie.
Les arts de combat furent le
résultat de cette fusion greco-bouddhique, au même titre que
les sculptures, la littérature et la philosophie.
Quelques études ont été récemment faites, notamment
l'ouvrage de W.W Tarn sur les Grecs de Bactrie, ou encore
"L'art du Gandhara"
de M.Buissagli.
Durant les conquêtes
d'Alexandre, les Grecs, et spécialement l'aristocratie
macédonienne, excellaient dans les arts de combat à mains nues
qui se déroulaient aux jeux traditionnels grecs depuis les
centres sacrés.
L'histoire des arts de combat
en Grèce est très longue. Les premières traces se trouvent
en Egypte, avec les
gravures du tombeau de Benni-Hassan (2000 av.
J.-C.) où l'on y
retrouve des techniques de lutte et celles de combats
à mains nues, avant de passer en Crète, puis
d'atteindre son apogée en Grèce classique avec les jeux dits
Olympiques.
On retrouvait trois arts de
combat qui faisaient partie de la formation des jeunes qui
avaient accès à la culture grecque dans l'éducation classique
et hellénistique.
- Pale :
Lutte.
- Pygmachia
: Boxe.
- Pankration
: Combat total.
Durant les conquêtes
d'Alexandre, la recherche du combat au corps à corps des
guerriers grecs et la pratique des arts de combat furent
déterminants dans la victoire contre les guerriers asiatiques
habitués aux combats à longue distance.
Il existait une troupe
spéciale, appelée les boucliers d'argent (Argirospides),
qui excellait dans les arts de combat et qui formait la garde
personnelle du roi Alexandre.
En Bactrie, les autres peuples
qui étaient pour la plupart des nomades eurent par la suite
accès à l'éducation des arts de combat grecs. Ils pratiquaient
dans les palestres et les gymnases de l'empire qu'avait
laissés Alexandre, lequel se voulait cosmopolite, selon le
modèle de la polis d'Aristote, le professeur d'
Alexandre.
On a, à cet effet, retrouvé
entre autres, une palestre et un gymnase en
Afghanistan, non loin des rebords de la chaîne himalayenne.
On retrouvait aussi des
exercices gymniques internes, appelés gymnastique ésotérique (esoteriki
gymnastiki) et faisant appel à la maîtrise
du pneuma (énergie vitale), ainsi que bien
d'autres exemples ou similitudes frappantes, comme l'exercice
immobile dans une position de garde appelé zhanzhuang
par les Chinois ou Artemis pyx par les Grecs, ou encore
le couteau de cavalerie des armées d'Alexandre appelé
Kourkos par les Grecs et Kouraka par les Birmans (Kachadao
en chinois), etc.
Le véritable météore culturel
que fut Alexandre lors de sa conquête laissa des traces
jusqu'à aujourd'hui, où la mémoire de son passage est toujours
vivante.
Après la mort d'Alexandre le
Grand, dont l'empire s'étendait de l'Egypte actuelle,
jusqu'aux Indes et au Tadjikistan, Séleucos, le général
d'Alexandre, prit sa succession dans l'est de l'empire, de la
Turquie actuelle au fleuve Indus. Après avoir perdu la
bataille qui l'opposât à Chandragupta le roi des Indes, il
s'allia avec lui et lui donna une de ses filles en mariage
contre un lot d'éléphants de combat. Son fils Antiochos 1er
lui succéda ensuite, puis ce fut
Antiochos II.
Mais à l'est de l'empire, dans la lointaine Bactrie, le
satrape d'Antiochos, Diodote, s'autoproclama roi, dans un
territoire qui allait des portes des Indes au Tadjikistan. Il
se maria plus tard avec la fille d'Antiochos II pour renouer
avec le sang royal d'Alexandre. Diodote eut un fils, Diodote
II, qui fit l'erreur de s'allier avec les terribles Parthes
qui commençaient à mettre le royaume en danger.
La propre mère de Diodote II, organisa ensuite le meurtre de
son fils à cause de son acte, vu comme indigne, du pacte avec
les Parthes, avec l'aide de son amant et grand général des
armées de l'époque, Euthydèmes. Ce dernier prit alors le titre
de roi et alla fonder une dynastie de valeureux rois
combattants que l'histoire appellera les Euthydèmides.
La Bactrie, était alors un riche royaume verdoyant, prospère
et aux multiples ressources très célèbre pour ses chevaux.
Euthydèmes fit construire de nombreuses villes fortifiées,
qu'il fit protéger par l'arsenal grec, en avance sur l'époque
en Asie centrale, à savoir l'usage des catapultes, de balistes
etc. L'éducation se faisait dans les gymnases et c'est dans
ceux-ci que l'on perpétua les arts et la culture hellénistique
pour ces Grecs éloignés de leur patrie.
Le plus connu des trois fils d'Euthydèmes fut Démétrios. C'est
lui qui réussit ce qu'Alexandre ne réussit pas, la conquête
des Indes. Démétrios, était un valeureux guerrier au bon
caractère, dont l'empire s'étendait du fleuve Jaxarates et à Ferghana au nord ,
à l'ouest en Parthie, au sud à Barygasa et à l'est à Sagala et
Pataliputra.
Face à la réaction anti-bouddhiste des hindouistes qui prirent
la place des rois Mauryas (entre autres Asoka, premier roi
bouddhiste), la venue de Démétrios leur fut d'un grand
secours, car le souvenir des bonnes relations qu'entretenaient
les rois Mauryas et les rois grecs fut, pour les bouddhistes,
un moyen de protection face à la menace grandissante de
l'hindouisme. C'est ainsi, dit-on, que la culture bouddhiste
et grecque fusionnèrent.
De nombreux bouddhistes émigrèrent dans les territoires
occupés par les Grecs. Un art connu sous l'épithète de
greco-bouddhique prit naissance. Peu de recherches ont été
faites sur celui-ci, à part dans le domaine de la sculpture et
de l'art, qui sont les seuls témoignages "visuels" de cet
époque.
Un général de Démétrios, Ménandros, rentra même dans les
canons bouddhistes avec le fameux ouvrage "Questions
à Milindaphana" qui évoque des questions
philosophiques écrites sur un modèle grec posées par le roi
Ménandros à Nagasena, grand sage bouddhiste.
Mais alors que tout se passait bien dans le meilleur des
mondes, Antiochos IV, connu comme stupide, hystérique et
persécuteur de juifs, envoya son cousin Eucratides en 167
avant J.-C. pour se défaire de Démétrios avec 60
000 hommes
déclarant les Euthydémides usurpateurs du Royaume Séleucide.
Démétrios fut renvoyé d'urgence dans le nord, en Bactrie. Dans
les montagnes de l'Hindu Kuch, il fut encerclé par les soldats
d'Eucratides et tué par ces derniers. Eucratides fit ensuite
mettre à mort les deux frère de Démétrios, Appolodotes et
Antimachos.
Quant à Ménandre, soutenu par
une forte armée de sympathisants indiens, il garda l'empire
des Indes de Démétrios. Le fils de Démétrios, Démétrios II,
s'enfuit chez les terribles Parthes avec une troupe de sa
garde personnelle et fit alliance avec Mithiridates, grand roi
parthe. Ils partirent ensuite tendre une embuscade à
Eucratides dans les montagnes de l'Hindu Kuch. Une flèche
empoisonnée tua le cousin d'Antiochos IV.
Démétrios II ordonna que l'on laissa Eucratides sans
sépulture, mais la direction de la Bactrie en revint aux
Parthes. Mithiridates y laissa son fils Phraates, comme
satrape en 155 avant J.-C. Démétrios II alla rejoindre alors
Ménandros en Inde. Il subsista du grand empire deux petits
royaumes indépendants dirigés par des rois grecs, l'un de la
filiale d'Eucratides, et l'autre d'Euthydèmes.
Les hordes de Toxares, ou les Yueshi, étaient une tribu
indo-européenne de nomades venus des oasis du Gansu en Chine;
ils fuyaient les attaques répétées des terribles Huns et
commencèrent à attaquer la Bactrie en 136 avant J.-C., (en
deux hordes distinctes, les grands et les petits Yueshi) où
ils passèrent le fleuve Jaxarates, mirent la Bactrie à feu et
à sang et récupèrent peu à peu les villes grecques.
Quant à l'empire Parthe, il devint de plus en plus puissant,
et conquit l'Asie jusqu'en Méditerranée, à la fameuse bataille
de Carrahé où il décima l'armée Romaine. C'est à ce point que
les Grecs qui restèrent en Bactrie, commencèrent à entrer en
contact avec la Chine de l'Empire han. En 138 avant J.-C.,
Zhang Qian fut envoyé par l'empereur han Wudi pour obtenir
l'aide des Yueshi contre les Huns en Bactrie, connus
sous le nom de Daxia par les Chinois.
Coupés du monde occidental à
l'Ouest par les Parthes, à l'Est par les Yueshi et au Sud par
les Indiens, les roitelets grecs devenaient de plus en plus
faibles. Le déclin des héritiers d'Alexandre approchait.
Un de ces roitelets, le roi de Kaboul (Kiping en
chinois) était un Grec connu sous le nom d'Herméos. C'est vers
50 avant J.-C. qu'il sauva encore une fois les Grecs. Il fut
surnommé "le sauveur" en redonnant force et pouvoir aux
positions grecques restées en Asie centrale, près de 300 ans
après la mort d'Alexandre. Les Grecs furent connus alors par
les Chinois han (majorité ethnique) sous le nom de Yunxiuren,
ou Daqinren (mot se référant aux Romains, en fait l'orient
grec pour les Chinois).
Les livres des Hans nous
donnent alors des précisions sur ces faits.
"Wuti Lao (Spalyris), roi de Kiping (Kaboul) massacra des
envoyés chinois. Son fils lui succéda et essaya de mettre à
mort le général chinois Weng Chun. Weng Chun eut vent des
intentions du fils de Wuti Lao. Il s'allia avec Yinmofu
(Hermeos), roi des Yunxiu (ou Yunkiu, qui était la
transcription littérale de "Yonakas" ou Grecs)."
Devenu ainsi l'allié du grand empire des Han, Herméos fit
inscrire sur ses pièces de monnaie des caractères chinois.
Weng Chun installa au pouvoir Herméos, roi des Paropamisades,
mais vassal de la Chine. Il laissa là Herméos avec ses
troupes, mais celui-ci était trop loin de la Chine, et les
Chinois se désintéressèrent de cette partie de l'Inde.
Lors du règne de l'empereur Yuandi (48-33 avant J.-C.),
Herméos massacra lui-même des soldats chinois envoyés dans son
royaume. Après cette regrettable erreur, il envoya une
ambassade auprès de l'empereur pour s'excuser de cet acte.
Mais Yuandi, qui ne démontrait plus le moindre intérêt pour
ces contrées lointaines, renvoya l'ambassade grecque.
Lors du règne de l'empereur Qingdi (32-7 avant J.-C.), Herméos
dépêcha une autre ambassade pour établir des liens
commerciaux, mais l'empereur ne reçut pas sa délégation.
Les Grecs qui restèrent s'allièrent ensuite aux Yueshi qui
allaient fonder la fameuse dynastie des Kushanas. Herméos
maria sa fille au grand roi Yueshi, Maues.
On perd alors peu à peu la trace historique des Grecs en Asie
centrale; certains se réfugièrent dans les montagnes de
l'Hindu Kuch et se trouvent encore aujourd'hui dans les
montagnes du Pakistan sous le nom de Kallasha ou d'Hunzakuts
(habitants de la vallée d'Hunza). D'autres auraient pris la
route de la Mongolie, (on a retrouvé deux endroits où une
minorité se réclame comme descendante des Grecs). Mais c'est
une histoire fabuleuse qui amena des Grecs en Extrême-Orient,
dans la province chinoise du Gansu.
En 36 avant J.-C., l'armée han
remporta une victoire contre l'ancienne Alexandrie Eschate,
dernier bastion de l'hellénisme en Asie centrale (dans la
région de l'actuelle Takshent, capitale de l'Ouzbékistan).
D'après les Chinois, il est dit que la ville était munie d'une
double palissade de bois et que les soldats pratiquaient une
formation de combat avec des boucliers en "écailles de
poissons".
Ces renseignements nous donnent des précisions quant à la
stratégie que les Grecs employaient dans le domaine de la
guerre et confirment les sources occidentales.
Toujours
est-il que la ville fut pillée, et ses soldats massacrés. Les
Hans firent toutefois 145 prisonniers qu'ils ramenèrent en
Chine, à travers la route de la Soie et le désert de Gobi. Ils
les installèrent comme gardes à un endroit stratégique de la
route, près de l'actuel village de Zhelaizhuang, dans le pays
de Yongchang, province du Gansu. Là, les 145 Grecs fondèrent
une ville connue sous le nom de Liqian, en souvenir
d'Alexandre le Grand (Yaliqian).
L'histoire nota encore que
l'existence de cette ville des Grecs de Chine (Daqinren)
jusqu'en 746 après J.-C., où elle passa sous contrôle
tibétain.
Le village de Zhelaizhai compte
aujourd'hui 70 familles qui vivent pauvrement dans des maisons
de briques. Ces villageois se réclament d'ancêtres grecs. Ils
ont le type semi-européen, certains ayant des cheveux bruns
bouclés bruns, d'autres les cheveux roux, d'autres encore les
yeux bleus. Les autorités du village ont fait construire un
pavillon romain et érigé des statues de Romains dans le village, en espérant développer
l'aspect touristique de la région.
De nombreux objets d'art d'influence grecque ont été trouvés
(tel un plat en or représentant Dyonisos et les douze dieux),
ainsi que d'autres surprises, qui parviendront peut être un
jour à éclaircir le destin magnifique et surprenant de ces
guerriers grecs de la route de la Soie.
Leurs coutumes actuelles
ressemblent en de nombreux points à celles des Kalashas du
Pakistan, telle la pratique de la lutte et des jeux avec des
taureaux, des jeunes gens effectuant des sauts par-dessus,
tout comme leurs ancêtres il y a plus de deux mille ans
comme le confirme la
Xinhua
Agency :
"Most villagers never left the tiny county, but have some
traditions shared with foreigners who live thousands of miles
away.
"Every spring, they make sacrificial offerings shaped like an
ox head. They also mimic oxen fighting with each other, a
custom that can clearly be traced back to the ancient Greeks".
"Bull dancing, where young men and
women performed acrobatics using live bulls, can be traced
back to the Greeks. To cater to the
interest generated by the finds, local authorities have built
a hotel with Roman architectural features, a Roman-style
shopping mall and a giant stone sculpture depicting the town's
history."
PANKRATION ATHLIMA :
Voir Pangration Athlima.
PUGILAT : Voir
Pygmachia.
PYGMACHIA : Ancêtre de
la boxe moderne, le Pugilat s'en différenciait par le port
de lanières de cuir (himantes), parfois garnies de métal, enroulées
autour des mains que les Romains appelaient "caestus"
(cestes). Les différents styles de boxes pratiqués dans le
monde méditerranéen pouvaient comporter des règles très
différentes: ainsi, les Spartes dans
certains tournois non-olympiques
et en préparation au Pancrace, utilisaient les coups de
pieds, de coudes, de genoux et les projections, tandis que
les Etrusques n'utilisaient que leurs poings. Il arrivait
que les pugilistes crétois n'utilisent qu'un seul ceste à
l'image des combattants indiens de Vajra Mushti. Si pour les
Grecs la Pygmachia demeurait un sport, pour les
Romains il s'agissait d'un jeu cruel qui aboutissait
fréquemment à la mort de l'un des deux pugilistes. Voir
Pancratium, Pugilatus (Italie).